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	<title>Belém Archives -</title>
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	<title>Belém Archives -</title>
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		<title>COP 30 : à Belém, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf et Andreas Bjelland Eriksen signent un accord bilatéral de coopération climatique</title>
		<link>http://farafinanews.com/cop-30-a-belem-dr-el-hadji-abdourahmane-diouf-et-andreas-bjelland-eriksen-signent-un-accord-bilateral-de-cooperation-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 15:22:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Andreas Bjelland Eriksen]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[COP30]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique du Sénégal, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf et Andreas Bjelland Eriksen, ministre du Climat et de l’Environnement de la Norvège ont signé, samedi, en marge de la COP30 à Belém, un accord bilatéral de coopération climatique portant sur la mise en œuvre de l’article 6.2 de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique du Sénégal, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf et Andreas Bjelland Eriksen, ministre du Climat et de l’Environnement de la Norvège ont signé, samedi, en marge de la COP30 à Belém, un accord bilatéral de coopération climatique portant sur la mise en œuvre de l’article 6.2 de l’Accord de Paris.</p>



<p>&nbsp;‘’Cet accord marque une étape majeure dans le renforcement de la coopération climatique entre les deux pays, fondée sur les principes d’intégrité environnementale, de transparence et de développement durable’’, indique un communiqué du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique transmis à l’APS.</p>



<p>‘’Il contribuera notamment à l’expansion des énergies renouvelables, au financement de l’adaptation et à l’appui aux efforts nationaux en matière de marché carbone’’, ajoute le texte.</p>



<p>Le Sénégal, engagé dans le cadre d’une transition énergétique ambitieuse, poursuit la mise en œuvre de politiques fortes en matière de sobriété carbone, d’efficacité énergétique, de reforestation et de gestion durable des terres et des écosystèmes.</p>



<p>Dr El Hadji Abdourahmane Diouf a salué ‘’l’engagement du Gouvernement du Royaume de Norvège ainsi que l’appui du ministère sénégalais des Affaires étrangères et de l’ONG GGGI (Institut mondial pour la croissance verte) dans la concrétisation de cet accord’’.</p>



<p>Il a réaffirmé, à cette occasion, la volonté du Sénégal d’assurer une exécution exemplaire de cet accord, qui ouvre ‘’la voie à de nouvelles initiatives de coopération climatique’’.</p>



<p>La COP30 s’est officiellement ouverte ce lundi 10 novembre à Belém, au Brésil, aux portes de la forêt amazonienne avec comme thème central&nbsp;: ‘’La protection de l’Amazonie et l’évaluation des progrès climatiques 10 ans après l’Accord de Paris’’.</p>



<p>Elle prend fin officiellement, le 21 novembre 2025.</p>



<p>APS</p>
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			</item>
		<item>
		<title>COP30 : les banques multilatérales de développement unies pour accélérer un développement résilient face au climat</title>
		<link>http://farafinanews.com/cop30-les-banques-multilaterales-de-developpement-unies-pour-accelerer-un-developpement-resilient-face-au-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 23:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[BMD]]></category>
		<category><![CDATA[COP30]]></category>
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					<description><![CDATA[Réunies à la COP30, les banques multilatérales de développement (BMD) ont réaffirmé leur détermination à soutenir les pays confrontés à l’intensification des chocs climatiques et à la dégradation des écosystèmes. Elles présentent cette année un ensemble d’engagements et d’outils destinés à accélérer l’adaptation, renforcer la résilience et mobiliser davantage de financements en faveur de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Réunies à la COP30, les banques multilatérales de développement (BMD) ont réaffirmé leur détermination à soutenir les pays confrontés à l’intensification des chocs climatiques et à la dégradation des écosystèmes. Elles présentent cette année un ensemble d’engagements et d’outils destinés à accélérer l’adaptation, renforcer la résilience et mobiliser davantage de financements en faveur de la nature.</strong></p>



<p>Les BMD annoncent agir « en système intégré », appelant à un modèle de développement intelligent face au climat : un développement résilient, inclusif et durable, fondé sur la stabilité des institutions, la fiabilité des infrastructures et la création d’emplois compatibles avec les transformations climatiques.</p>



<p>Parmi les priorités annoncées à Belém :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Améliorer le profil de risque des investissements grâce à des instruments financiers innovants susceptibles d’attirer davantage de capitaux privés ;</li>



<li>Renforcer les cadres de mesure des résultats afin de mieux démontrer l’impact des projets financés ;</li>



<li>Harmoniser les processus de financement entre institutions pour simplifier l’accès aux ressources ;</li>



<li>Faire avancer le Programme conjoint de stratégie à long terme, destiné à appuyer les pays dans la planification de leurs stratégies climatiques.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un financement climatique en forte hausse</strong></h3>



<p>En 2024, les BMD ont consacré 137 milliards de dollars à des actions d’atténuation et d’adaptation, tout en mobilisant 134 milliards de dollars de financements privés.<br>Au total, 85 milliards et 33 milliards, respectivement, ont été orientés vers des pays à revenu faible ou intermédiaire.<br>Ces performances placent les BMD en bonne voie pour atteindre, d’ici 2030, leurs objectifs collectifs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>120 milliards de dollars financés sur ressources propres ;</li>



<li>65 milliards de dollars mobilisés auprès du secteur privé.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Adaptation et résilience : un appui doublé depuis 2019</strong></h3>



<p>Depuis 2019, les BMD ont doublé leurs financements dédiés à l’adaptation, atteignant plus de 26 milliards de dollars en 2024.<br>Elles publient à la COP30 un rapport technique majeur :<br>« From Innovation to Impact: Building Resilience for People and Planet »,<br>qui répertorie plus de 100 initiatives et bonnes pratiques, incluant des instruments innovants pour renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes.</p>



<p>Les BMD présentent également un nouveau cadre pour la finance en faveur de la nature, comprenant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les Principes communs de suivi de la finance en faveur de la nature ;</li>



<li>le Guide du praticien pour la sélection des indicateurs de résultats.</li>
</ul>



<p>Ces outils visent à améliorer la qualité des produits financiers, à standardiser le suivi des investissements naturels et à mobiliser davantage de financement privé autour de la biodiversité.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-1.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="740" src="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-1-1024x740.png" alt="" class="wp-image-13386" style="width:28px;height:auto" srcset="http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-1-1024x740.png 1024w, http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-1-300x217.png 300w, http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-1-768x555.png 768w, http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-1-1536x1110.png 1536w, http://farafinanews.com/wp-content/uploads/2025/11/FarafinaNews-1.png 2019w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La finance climatique et l’adaptation, des priorités et des enjeux pour Dakar à la COP 30</title>
		<link>http://farafinanews.com/la-finance-climatique-et-ladaptation-des-priorites-et-des-enjeux-pour-dakar-a-la-cop-30/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 07:49:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[COP30]]></category>
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					<description><![CDATA[Les priorités du Sénégal, à la 30ème&#160;Conférence des nations unies sur le climat (COP 30) qui se déroule actuellement à Belém, au Brésil, portent pour l’essentiel sur la finance climatique, a-t-on appris de la direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts, le bras technique du ministère sénégalais de l’Environnement et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les priorités du Sénégal, à la 30<sup>ème</sup>&nbsp;Conférence des nations unies sur le climat (COP 30) qui se déroule actuellement à Belém, au Brésil, portent pour l’essentiel sur la finance climatique, a-t-on appris de la direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts, le bras technique du ministère sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique.</p>



<p>Ces priorités concernent précisément le respect par les pays développés de leurs engagements de financement de l’adaptation dans les pays en voie de développement, précise la même source.</p>



<p>‘’Aux négociations sur le climat, à Belém, au Brésil, les priorités du Sénégal porteront sur le respect des pays développés de leurs engagements de financements climatique pour l’adaptation : fournir la totalité des 40 milliards de dollars pour la période 2020-2025’’, lit-on notamment dans un rapport de présentation de la direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts transmis, mardi, à l’APS.</p>



<p>D’après le document, Dakar les appelle également à ‘’préciser clairement (…) le plan pour atteindre le nouvel accord fixant un nouvel objectif de mobilisation de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour les pays en développement’’.</p>



<p>La direction du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts estime cependant que lors des négociations des Nations unies sur le climat, le Nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour les pays pauvres pris à la COP 29 à Baku, en Azerbaïdjan, ‘’laisse d’importantes lacunes’’.</p>



<p>Le NCQG ‘’ne présente aucune garantie que les financements publics seront fournis à l’échelle des besoins, aucun objectif fondé sur les subventions et [note] une absence de définition claire de la confessionnalité ou de l’équivalence en dons’’, souligne le rapport.</p>



<p>En outre, ‘’la feuille de route Baku-Belém, présentant d’importantes lacunes, fait que la préoccupation fondamentale pour le Sénégal, ainsi que des pays en développement, reste la concrétisation du Nouvel objectif collectif quantifié (NCQG)’’, poursuit la même source.</p>



<p><strong>— ‘’La finance, pilier fondamental de l’action climatique’’ —</strong></p>



<p>&nbsp;A Belém, les principes à défendre portent sur la finance climatique, qui doit, selon le rapport, demeurer un pilier central de l’action climatique, notamment l’adaptation, l’atténuation, les pertes et dommages également appelée ‘’transition juste’’.</p>



<p>D’après le rapport de la NCQG, le financement climatique au profit des pays en développement doit reposer sur des subventions et des instruments non générateurs de dette, tout en renforçant les dimensions d’accès, de prévisibilité et de réactivité au genre.</p>



<p>D’autant plus que l’article 9.1 de l’Accord de Paris, adopté en 2015, rappelle l’obligation des pays développés de soutenir les pays en voie de développement.&nbsp;</p>



<p>En effet, il dispose que ’’les parties développées fournissent des ressources financières pour aider les parties en développement’’.</p>



<p>C’est d’ailleurs dans l’optique d’aider les pays en développement les plus vulnérables à faire face aux impacts néfastes des changements climatiques que le Fonds pertes et préjudices a été mis en place lors de la COP 28 à Dubaï, en 2023.&nbsp;</p>



<p>Face à ces défis, le Sénégal se mobilisera à Belém pour accroitre le financement des pertes et dommages afin de disposer d’un rapport permanent sur le paysage mondial d’une transition juste, souligne le document du NCQG.</p>



<p>Dakar va également s’engager à élaborer des lignes directrices volontaires pour inclure les pertes et dommages dans les Contributions déterminées au niveau national (CDN), c’est-à-dire les plans d’action climatique nationaux de chaque pays, créés dans le cadre de l’Accord de Paris.</p>



<p>La COP 30 de Belém, qui se tient&nbsp;<em>du 6 au 21 novembre 2025,</em>&nbsp;a comme thème central ‘’La protection de l’Amazonie et l’évaluation des progrès climatiques 10 ans après l’Accord de Paris’’.</p>



<p>Ce sommet mondial sur le climat mettra le focus sur les modalités de réévaluation des plans d’actions nationaux de lutte contre le changement climatique, la finalisation de la feuille de route&nbsp;de&nbsp; Baku-Belém&nbsp;sur&nbsp; la finance climatique et sur les modalités de mise en œuvre de l’objectif mondial sur l’adaptation.</p>



<p>Il est aussi l’occasion pour toutes les parties de présenter les 3èmes générations de Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0) afin de ne pas dépasser les 1,5°C de réchauffement du climat d’ici à 2035.</p>



<p><strong>APS</strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>COP30 : Enjeux et attentes pour l’Afrique (par Cheikh Niang, ministre des Affaires étrangères) </title>
		<link>http://farafinanews.com/cop30-enjeux-et-attentes-pour-lafrique-par-cheikh-niang-ministre-des-affaires-etrangeres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 14:38:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ubuntu]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Niang]]></category>
		<category><![CDATA[COP30]]></category>
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					<description><![CDATA[La 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, aux portes de l’Amazonie, s’annonce comme une échéance stratégique majeure pour la gouvernance environnementale mondiale. Dix ans après l’adoption de l’Accord de Paris, la communauté internationale se trouve [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, aux portes de l’Amazonie, s’annonce comme une échéance stratégique majeure pour la gouvernance environnementale mondiale. Dix ans après l’adoption de l’Accord de Paris, la communauté internationale se trouve à la croisée des chemins : le temps du bilan se confond désormais avec l’urgence d’agir.</p>



<p>L’ambition formulée à Paris — contenir le réchauffement climatique en deçà de +1,5 °C — semble aujourd’hui vaciller sous le poids des contradictions. Les engagements nationaux demeurent inégaux, les contributions déterminées au niveau national (CDN) peinent à se traduire en politiques effectives, et la trajectoire collective du monde reste largement incompatible avec les objectifs initiaux. Dans ce contexte d’inertie et de désillusion climatique, la COP30 ne saurait se réduire à un rituel diplomatique de plus : elle doit être celle de la lucidité, de la redevabilité et de la cohérence entre la parole et l’action.</p>



<p>Le choix de Belém, au seuil de l’Amazonie, revêt une charge symbolique puissante. Il rappelle que le combat contre le dérèglement climatique dépasse la technicité des négociations et les abstractions statistiques : il engage la survie d’écosystèmes vitaux, de cultures ancestrales et de peuples entiers. Par cette localisation, les Nations Unies réaffirment un principe cardinal : la justice climatique n’est pas une option morale, mais un impératif politique et civilisationnel.</p>



<p>Pour l’Afrique, cette conférence s’inscrit dans une perspective à la fois existentielle et stratégique. Continent faiblement émetteur, l’Afrique demeure paradoxalement l’un des espaces les plus exposés aux chocs climatiques — sécheresses prolongées, inondations destructrices, crises hydriques, insécurité alimentaire et déplacements massifs de populations. Ces vulnérabilités cumulées menacent les équilibres économiques, sociaux et politiques d’États déjà fragilisés par d’autres urgences.</p>



<p>L’Afrique n’en appelle pas à la compassion, mais à la justice. Elle attend que les promesses répétées des pays développés se traduisent enfin en transferts financiers concrets, équitables et prévisibles. La réforme de l’architecture mondiale du financement climatique s’impose dès lors comme une priorité absolue : il s’agit de garantir que les fonds d’adaptation et de compensation deviennent réellement accessibles, sans conditions paralysantes ni mécanismes de dette additionnelle.</p>



<p>Mais le défi ne se limite pas aux flux financiers. Il s’agit, plus fondamentalement, de redéfinir les termes d’une transition écologique juste et équitable. La réduction des émissions, notamment du méthane issu des activités agricoles, pastorales et extractives, ne saurait compromettre le droit au développement. L’Afrique défend une trajectoire de transition qui articule justice climatique et croissance inclusive : décarboner sans désindustrialiser, protéger sans appauvrir, innover sans exclure.</p>



<p>Dans cette optique, la transition verte ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais comme un levier de transformation structurelle. Elle peut devenir une source d’opportunités économiques, d’emplois durables et de souveraineté énergétique. Par la valorisation des ressources locales, l’investissement dans les énergies renouvelables et la formation des jeunes aux métiers du climat, le continent peut inventer un modèle endogène de développement durable.</p>



<p>La tenue de la COP30 en Amazonie réaffirme par ailleurs le rôle central des forêts dans la régulation climatique mondiale. Ce message résonne avec force pour l’Afrique, qui abrite le deuxième plus grand massif forestier du monde : le bassin du Congo. À l’instar des communautés amazoniennes, les populations riveraines africaines doivent être reconnues comme des actrices à part entière de la préservation de la biodiversité — non de simples bénéficiaires, mais des gardiennes éclairées des écosystèmes.</p>



<p>Ainsi, l’Afrique aborde la COP30 avec une exigence claire : celle de la reconnaissance et de la responsabilité partagée. Le continent ne saurait se contenter d’un rôle périphérique. Il revendique une place légitime dans la gouvernance climatique mondiale et appelle à transformer la justice climatique en principe opérationnel, contraignant et mesurable.</p>



<p>L’agenda africain du climat s’inscrit dans une vision cohérente de développement : une transition intégrée aux politiques nationales, adossée à la souveraineté énergétique, à la sécurité alimentaire et à la stabilité sociale. Cette vision porte un impératif moral — celui de refuser que l’Afrique paie le prix d’un désordre climatique dont elle n’est pas la cause.</p>



<p>La COP30 sera, en définitive, un moment de vérité pour la communauté internationale. Si les nations industrialisées respectent leurs engagements et si les États africains engagent les réformes structurelles nécessaires, un nouveau pacte climatique devient possible — plus juste, plus équilibré et plus humain.</p>



<p>Forte de sa jeunesse, de sa créativité et de sa résilience, l’Afrique ne se conçoit plus comme une victime passive des désordres du monde, mais comme une force d’imagination et de proposition. À Belém, elle rappellera, avec la gravité de l’histoire et la clarté de la conviction, que le destin de la planète ne saurait se jouer sans elle.</p>



<p><strong>Par Cheikh Niang</strong></p>



<p><strong>Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur</strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>COP 30 Belém : Lula prône la transition, mais qui défend le droit des pauvres aux biens de la création</title>
		<link>http://farafinanews.com/cop-30-belem-lula-prone-la-transition-mais-qui-defend-le-droit-des-pauvres-aux-biens-de-la-creation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Farafinanews]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 12:55:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afriknews]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Belém]]></category>
		<category><![CDATA[COP 30]]></category>
		<category><![CDATA[Lula]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Magaye Gaye,Économiste International ,ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) RÉFLEXION NÉE À MADRID – 2010 Un jour, au détour d’une escale à l’aéroport de Madrid, j’ai longuement réfléchi au sens de la création et aux débats récurrents sur l’environnement. Crayon à la main, j’ai écrit une question simple :« Pourquoi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p> Par Magaye Gaye,Économiste International ,ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)</p>



<p>RÉFLEXION NÉE À MADRID – 2010</p>



<p>Un jour, au détour d’une escale à l’aéroport de Madrid, j’ai longuement réfléchi au sens de la création et aux débats récurrents sur l’environnement. Crayon à la main, j’ai écrit une question simple :« Pourquoi l’homme veut-il se priver du pétrole, du gaz et du bois que Dieu lui a donnés pour vivre ? »Cette question, posée dans le silence d’une salle d’embarquement, me revient aujourd’hui à la veille de la COP 30, comme un appel à replacer la foi, la raison et la dignité humaine au centre du débat mondial.</p>



<p>1. UNE ÉCOLOGIE QUI OUBLIE DIEU ET L’HOMME</p>



<p>Les conférences sur le climat se succèdent avec les mêmes constats : promesses non tenues, prévisions alarmistes et absence de réalisme économique. La vision dominante continue d’opposer l’Homme et la Nature, en oubliant le Créateur, troisième pilier de l’équilibre universel.En écartant Dieu, le débat perd son fondement moral : l’homme n’est plus vu comme le dépositaire de la Terre, mais comme un coupable. Ses droits environnementaux fondamentaux – se nourrir, se chauffer, se loger – sont niés au nom d’une écologie dogmatique. Pendant que certains interdisent aux pauvres d’utiliser leurs forêts pour survivre, d’autres, plus riches, continuent à exploiter massivement les mêmes ressources sous couvert de transition énergétique. Ce décalage traduit une écologie idéologique, oublieuse de la réalité des peuples et des limites humaines. Le discours climatique se réduit à une culpabilisation globale où le plus faible porte la faute, alors que la responsabilité première incombe à ceux qui ont transformé la Terre en marché mondial.</p>



<p>2. LE VÉRITABLE ENNEMI : LE GASPILLAGE ET LA DÉMESURE</p>



<p>L’humanité ne manque pas de ressources, elle manque de gratitude et de mesure. Ce ne sont pas le pétrole, le gaz ou le bois qui détruisent la planète, mais la cupidité et le gaspillage. Chaque année, des milliards de litres d’eau et des millions de tonnes de nourriture sont jetés alors que la faim gagne du terrain. Des quantités d’énergie sont dilapidées dans un confort artificiel, des ressources naturelles transformées en produits jetables.Le problème n’est donc pas l’usage, mais l’abus. Dieu n’a pas créé un monde insuffisant ; c’est l’homme qui, par son désordre, a brisé l’harmonie naturelle. Ce déséquilibre moral se traduit par des nuisances climatiques : corruption, surconsommation, dérives géopolitiques. Les COP, depuis des décennies, n’ont jamais su intégrer cette dimension spirituelle. Elles se contentent d’un traitement technocratique du symptôme, ignorant la cause : la perte du sens sacré du don.Sur le plan international, le débat est souvent biaisé. Les engagements financiers annoncés – les fameux 100 milliards de dollars promis pour soutenir les pays vulnérables – restent virtuels. Et pendant que ces pays se débattent pour financer leur survie énergétique, les puissances industrialisées continuent d’imposer des standards écologiques qui freinent leur développement. Derrière la lutte contre le réchauffement se cache trop souvent une géopolitique d’influence : contenir l’essor des nations émergentes sous prétexte de protection planétaire.</p>



<p>3. LA VRAIE TRANSITION : REVENIR À DIEU</p>



<p>La Terre est un système autorégulé, programmé par une sagesse qui dépasse l’entendement humain : alternance du jour et de la nuit, régénération de l’eau, stabilité des montagnes, reproduction des espèces. Chaque élément obéit à un équilibre précis. L’homme n’a pas été créé pour défier cet ordre, mais pour en être le gardien. Quand il s’en écarte – par la corruption, la démesure ou la perte d’éthique – la nature réagit et le ramène à la modestie.La COP 30 ne devrait pas être une tribune politique de plus, mais un appel au sursaut spirituel. Il ne s’agit pas de condamner les énergies fossiles, mais d’apprendre à les utiliser avec justice et tempérance. Il ne s’agit pas non plus de culpabiliser l’humanité, mais de lui rappeler que le Créateur a fait de la Terre une demeure suffisante pour tous, à condition que chacun vive selon la mesure.L’écologie véritable repose sur trois piliers : Dieu, source de toute abondance ; l’Homme, bénéficiaire et responsable ; et la Nature, dépositaire des bienfaits divins. La vraie transition n’est pas énergétique, elle est intérieure. Sans retour vers Dieu, aucune écologie ne sera durable. Car protéger la Terre, c’est avant tout honorer Celui qui l’a créée.</p>
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